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Accueil Date de création : 19/10/08 Dernière mise à jour : 03/02/10 17:26 / 5 articles publiés

Introduction  (présentation) posté le mercredi 03 février 2010 17:26

     Je me nomme Milren elfe-mage de la cité d'Inaëlle. Comme tous ceux de mon espèce, je suis voué à l'esprit de la culture et de la recherche. En effet l'art qui est le mien est de répertorier le déroulement de notre histoire. Toutefois mon maître, l'elfe-mage Barbarian avait autrefois composé le récit des années sombres, ceux qui font partis de notre mythologie.

 

     A l'orée du premier âge, le tyran Hsilop, empereur des magoniants (peuple ailé, dominant la planète Kérala en technologie et en conquêtes territoriales) convoqua l'assemblé des rois immortelles: Magoniants, Nymphes, Alphides et notre race: les elfes.

 

     Son but, était de les convaincre d'enchaîner les dragons divins qui, pour lui, étaient un frein à l'épanouissement des races. Et Ce fut fait en 155.

 

     Les premiers à voir la supercherie de l'Empereur, furent les Alphides qui prirent les Armes. Une guerre terrible et éprouvante vit la mort du tyran magoniant. L'impératrice Iséria fille de Hsilop prit le pouvoir et instaura une paix durable entre les deux races.

 

     Mais des sombres abîmes qui sont chère à Ker (le dieu de la mort), sorti le roi sorcier Zarkar aux sombres pensées. Iséria, Rheya l'impératrice des nymphes, le roi des géants Askar et Gwemon celui des Alphides, prirent les armes. Mais Zarkar anéantit l'alliance. Et les quatre souverains furent enfermés dans un lieu tenu secret.

 

     Trois longues années passèrent avant qu'une nouvelle coalition vit le jour, avec les nains, les Shamas, Hondsaïs, Emériens ainsi qu'une nouvelle race, celle des Hommes.

 

     Quatre héros furent choisis afin de rechercher les hauts dignitaires Alphides : le roi des Elfes sylvestres Céronien, le nain Glorian, la nymphe Imma, et l'humain Arabian.

 

     Les Aphides remarquables forgerons, fabriquèrent quatre armes magnifiques et indestructibles. Les Héros prirent le commandement des Alliés, et la grande guerre de Kaschell eut lieu.

 

     Mais Zarkar trop puissant résistait aux nombreux assauts et refoulait à chaque fois les troupes alliées hors des monts d'Orchac.

 

     Le conseil de Lymmer se réunît, ce dernier regroupait les magiciens de notre bonne vieille planète ainsi que les disciples du dieu Wyzhyn (la lune et la magie). Les maîtres mages furent créés (Valandil, yamaël, Misse et Hazel). Ils combatirent le roi sorcier et l'emprisonnèrent dans un lieu magique. Ainsi s'achevait le premier age.

 

     Au crépuscule du 2ème âge sur la planète Kérala, la guerre des magiciens longue de quatre siècles avait vu le sorcier nécromant Shâan, libérer celui qui faisait horreur à tous, Zarkar le roi sorcier.

 

     Ce dernier réorganisa ses légions, qui pendant le premier âge avaient anéanti Iséria et ses alliés. On entrait alors dans le troisième âge avec le retour du terrifiant zarkar.

 

     Le roi sorcier concentra d’abord ses troupes sur Isnorria ou il prit la cité « Gearmort » de la province de kéos, puis ce fut la contrée elle-même. Vingt années suffirent à Zarkar afin de croître son armée et d'avilir les populations qui s’y trouvaient.

 

     Isnorria fut la première à tomber entre les mains des bastions noires, puis ce fut Nine-Kérala, notamment grâce aux ogres et aux carnassiers restés fidèles au roi sorcier.

 

     Les Orcs, Les gobelins et les trolls de Grémilie prirent les régions de Centaurie et la forêt de Loria. Puis Zarkar reprit Orchac, et la citadelle légendaire Azura retrouva sa splendeur d’antan. Le monde suppliait les dieux de leur venir en aide, les nymphes se cachaient, la planète agonisait, les enfants qui en naissaient vivaient dans la peur.

 

     Zarkar réveilla les démons d'origine divine, emprisonnés par Bangkar le roi et père des dieux.

 

     Bangkar ne l'entendit pas ainsi et aurait foudroyé le sorcier noir si il n'avait juré aux dragons divins, protecteurs de la planète, de ne jamais intervenir.

 

     Mais ces derniers emprisonnés ne pouvaient la sauver. Pourtant un dernier espoir pouvait sauver la belle Kérala, le dernier dragon divin : Azaël.

 

     En effet Azaël, dragon divin de la foudre, au pied de son maître était resté, et Bangkar fier de sa création l'affectionnait tout particulièrement. Pourtant le moment de la séparation était venu. Le dragon qui avait la particularité de changer de forme prit celle d'un homme d'âge mûr. Bangkar lui dit avant sa descente de former un groupe de guerriers à sa convenance, mais surtout, oui surtout d'inclure un jeune garçon dont le bras serait tatoué d'un loup de couleur turquoise.

 

     Ce garçon lui dit-il m'est très chère, son destin est déjà tout tracé.

 

     Le dragon promit, et profitant d'un orage en Synridie, descendit sur le continent de Kérala, appelé aussi le vieux continent pour ne pas le confondre avec la déesse et terre.

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Kerala "la carte"  (l'Atlas) posté le mercredi 03 février 2010 17:26

Essai......

merci de votre compréhension!!!!

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Chapitre I  (le Roman) posté le mercredi 03 février 2010 17:26

Synridie, année 25 de l'an 3.  

 

     L'orage s'était abattu depuis une semaine, la pluie arrosait abondamment l'immense plaine ondulée, inondant le sol et prenant la forme d'un énorme bourbier.

 

     Sur la côte ouest du territoire se trouvait isolée, Bjarkøya, la cité des hommes du nord.

 

     Une quarantaine de maison éparpillées, se dressaient fièrement au bord de la mer.

 

     Ces maisons en forme de bateaux renversés, basses et larges, étaient construites de bois et de terre. Les toitures faites de chaume, résistaient aux éléments déchaînés.

 

     Les éclairs luisaient dans les cieux et le tonnerre donnait un concert des plus effrayant. Pourtant les cris des hommes semblaient couvrir le ronflement d'Astère le dieu tonnerre, tous étaient réunis dans la grande salle des réunions, tous rassemblés devant Rodrigue, vieillard fatigué, mais pourtant chef arrogant.

 

     Près du chef se trouvait le prêtre Arobase, garant de la protection des dieux et craint de tous, son aspect rebutant, sale et hirsute, dont l'œil fauve et vicieux parcourait l'étendue de la salle.

 

     Les guerriers du nord hurlaient car les gobelins du maître sorcier, Zarkar, se trouvaient aux portes de la cité, et avec eux bon nombre de guerriers orcs aux mains pleines de sang. Depuis trois lunes, les guerriers nordiques avaient vainement repoussé les hordes vertes, trois lunes ou ils avaient vu mourir leurs pères, frères, amis et autres membres de leurs familles. Alors la colère était descendue dans leur cœur à cause de l'impuissance de leur chef et des imbécillités que leur avait fait avaler ce soit disant prêtre, aimé des dieux dont certains vantaient les pouvoirs surnaturels, que personne qui soit dit en passant n'avait eut l'occasion de voir.

 

     Rodrigue essayait de sa voix perdue par les âges, de se faire entendre. Il avait beau s'égosiller et résonner tel ou tel guerrier sur lequel son regard s'arrêtait au hasard du troupeau féroce qui lui faisait face, les esprits étaient tellement échauffés, que le filet de voix qui sortait entre ses dents arrivait aux oreilles de ses détracteurs, comme un murmure inaudible. La peur le prit au cœur et il eut la réaction qu'il ne devait pas avoir, cette réaction qui donna à la meute en colère le signal de la curée... le recul.

 

     - "Cela suffit !"

 

     Ce cri terrible accompagné d’un grondement de tonnerre, s'élevait au font de la salle et couvrit tout les autres par l'intensité et l'effroi qu'il avait engendré. Tous furent arrêtés dans leur élan et tous se retournèrent vers l'étranger qui avait poussé ce cri. Alors ils s'interrogèrent. Qui était-il ? Ce cri n'avait rien d'humain. Peut-être un dieu appelé par le prêtre pour lui venir en aide ?

 

     Devant eux, un homme d'âge mûr, brun, les cheveux long, la quarantaine.

 

     Un homme assez grand, d'une carrure sans grande prétention, mais qui dégageait une aura imposante. Le regard froid et les sourcils froncés, il les observait avec une colère soutenue.

 

     Cet homme était vêtu d'un long manteau sombre lui couvrant la totalité du corps, trempé par la pluie qui continuait inlassablement de tomber. Dans sa main droite un long bâton sculpté de serpents tournoyant autour du sceptre, tel des reptiles sortis de terre et s'élevant dans les cieux. Ce très bel objet était surmonté d'un rubis sombre, noir, éteint.

 

     Après un moment qui sembla durer une éternité, l'homme s'avança en direction de Rodrigue. A chaque pas, l'étranger faisait marteler son bâton et le fracas de ce dernier s'accompagnait du bruit sourd de l'orage qui s'éloignait.

 

     Les hommes mi effrayés, mi intrigués, lui ouvrirent une route à chaque pas rythmé qui s'élançait sur eux, comme une boule de bowling fonçant intraitable vers ses proies, statiques et frêles, les quilles.

 

     - "Salut à toi Rodrigue fils d'Ascaïr le preux, chef autrefois aimé, respecter et craint de son peuple, celui des hommes du nord, les fougueux bjarkøyards, aux cœurs dégoulinant d'orgueils." 

 

     -"Salut à toi ! répondit le chef Rodrigue, dont la voix s'était presque éteinte. Que me vaux la venue de l'homme qui par sa présence, sauva au moins pour cette fois le fils de celui que tu viens de citer."

 

     -" Je viens vers toi de la part du roi au-dessus des autres rois et des dieux. Je viens vers toi, car j'ai choisi ton peuple pour venir à bout du mal qui ronge la moelle et le corps de la mère des hommes."

 

     -" Pourquoi me parler en énigme ? Qui est-ce roi qui est au-dessus des dieux et des souverains de ce monde ? Parle moi comme un homme et non comme si tu devais parler à un enfant."

 

     L’homme sembla agacé par le vieil homme et le ton de celui-ci se fit plus féroce.

 

     -"Je ne te demande pas d'interpréter de par qui, ni de ce pourquoi je suis là, mais tout ce que je demande c'est une aide de ta part et je saurais t'en remercier en sauvant ton peuple qui pourtant par son attitude envers toi, et par son manque de loyauté et d'honneur ne mérite par les honneurs de ma présence en ces lieux."

 

     Un murmure se fit alors entendre, et le vacarme qui avait pourtant cessé, reprit de plus belle, mais cette fois les cris tombèrent sur l'étranger dont le nom leur était encore inconnu.

 

     Un homme pourtant parmi eux les calma, les cheveux blonds, longs et tressés, le regard bleuté, la barbe broussailleuse, l'allure altière et colossale. Olafr était le nom qui lui avait été donné. Il était l'un des meneurs de cette rébellion, respecté par tous, il lui fut facile de restaurer le calme. L'étranger le remercia.

 

     -"De quelle façon peux tu nous sauver étranger, et qui es-tu? Lui demanda Olafr.

 

     -"Mon nom ne te dira rien. Mais avant de te dévoiler mes intentions, sache… (Se retourna vers le chef du clan, Rodrigue) que je souhaite réquisitionner un guerrier de ton clan afin d'intégrer un groupe qui nous sauvera à jamais du noir Zarkar."

 

     Les rires fusèrent dans la pièce. Rodrigue toutefois eut un regard vers son prêtre qui se trouvait toujours à ses côtés.

 

     -" Étranger, quel comique fais tu, dit Olafr, sache que Zarkar est beaucoup plus puissant qu'il ne le fut, sache qu'il n'y eut que les quatre maîtres mages qui vinrent à tuer Zarkar, mais de nos jours Zarkar est beaucoup plus puissant, il contrôle Nine-Kérala, Isnorria et bientôt il prendra notre territoire afin d’anéantir les elfes qui par leurs magies résistent de leur mieux aux attaques démoniaques. Le vieux monde sera à lui et par la même occasion le monde en son entier. Fjolen toutefois ne l'intéresse pas, elle est trop froide, il s'en occupera à la fin comme un bon dessert glacé."

 

     -" Belle analyse, dit l'étranger, et donc tu laisserais faire le roi sorcier, sans rien dire. Mais qu'en pense votre chef et surtout votre prêtre, Arobase."

 

     Ce dernier dont on n'avait pas encore entendu la voix, regarda Rodrigue et s'adressa à l'étranger.

 

     -" J'ai fais un rêve, étranger, la nuit dernière. Dans ce rêve, un grand dragon est venu me visiter. Il était de couleur blanc et le reste de son corps je ne peux te le décrire, car je m'inclinais tellement, de peur d'être foudroyé.

 

     Toutefois j'écoutais attentivement ce qu'il avait à me dire et j'en conclu qu'il ne pouvait être que le cinquième dragon divin, celui qui est si cher à Bangkar, le roi des dieux. Dans ce rêve, il me prédît ta visite et me dit de suivre à la lettre ce que tu demanderais."

 

     -" Alors qui veux bien se proposer pour cette mission, qui pour moi est un aller simple vers la mort. Demanda le chef Rodrigue."

 

     Le peuple nordique à pour prétention de rire de la mort, malgré l'attitude de Rodrigue qui n'est guère apprécié de ces sujets. La seule chose qui garantit son statut c'est le souvenir de son père, Ascaïr dit le preux, grand guerrier, stratège hors pair et défenseur de l'ordre moral. Alors tous se proposèrent, chacun hurlant plus fort que son voisin. Le roi Rodrigue interrogea son prêtre qui lui non plus ne savait que faire. Le tumulte reprit, chacun évoquait ses exploits passés, et juraient par Bangkar ou Brannos le dieu guerrier du soleil, de se sacrifier. Rodrigue était confronté de nouveau au brouhaha infernal qui régnait depuis le début de la soirée. Qu'allait il décider ? Qui méritait de suivre un destin hors norme ? Lui-même aurait bien voulu, mais il était si faible et si dépassé par les évènements. Son regard alors se porta sur l'étranger afin qu'il lui vienne en aide.

 

     -" Je vois que même pour cela vous n'arrivez pas à prendre une décision. Eh bien, soit ! Je la prendrais à votre place."

 

     Le regard de l'étranger se porta de nouveau sur l'ensemble des Bjarkøyards. Tous se turent et chacun espéraient être l'élu. Il fit de nouveau taper son bâton sur le sol et marcha à la rencontre de la majorité des volontaires. D'un seul coup, le rubis s'illumina, Il leva son bâton tel un sceptre et le tendit à travers la foule. Ce dernier avait choisi un guerrier parmi tant d'autre, Bjarn fils d'Asgeir.

 

     Bjarn n'était pas l'un des plus impressionnant par son physique et surtout pas le plus jeune d'entre tous, car il avait atteint les quarante deux ans, qui pour un guerrier Bjarkøyard est un âge avancé. Bjarn était un homme courageux, un guerrier très réputé malgré sa petite taille soit un mètre soixante six, une barbe courte, les cheveux blond, mi-long avec deux longues tresses sur le coté gauche du visage. Tous respectèrent le choix de l'étranger, malgré la stupéfaction qui s'était lue sur leur visage.

 

     -"Alors étranger ! Dis nous maintenant tes intentions pour nous sauver d'une invasion imminente. Est-ce un tour de magie qui va nous venir en aide ? Lui dit Olafr."

 

     -"Non lui rétorqua celui-ci, demain à l'aube, lorsque vous irez combattre l'ennemi, vous n'y serez pas seul, car j'ai convaincu les hordes de garous de venir vous aider. Les hommes loups sont constitués de trois milles hommes et vous connaissez leur réputation de combattants. Un garou a la force de six hommes et lorsque les peaux vertes les verront à vos cotés, je pense qu'ils choisiront une autre destination afin de conquérir les elfes."

 

     -"C'est pas possible que les garous aient décidé de nous venir en aide ! Ils appartiennent aux légions noires de Zarkar. Tu veux nous envoyer à la mort. Es-tu un sorcier maléfique venu nous corrompre à la solde du noir sorcier ?"

 

     -"Ne dit pas de bêtise, Olafr, j'ai simplement agi de la même façon qu'avec vous. Et si tu veux savoir, le puissant roi Wolfer, se souviendra longtemps de notre entretient disons…plutôt…musclé."

 

     L'étranger eut un sourire en coin et interpella Bjarn.

 

     -" Viens avec moi, Bjarn, il faut partir."

 

     Ils sortirent de la salle, en même temps que la foule de guerriers. Alors que Bjarn se rendait chez lui dire au revoir à sa femme Svarri la rousse, et à ses deux enfants Jorm et Aïno, l'étranger le suivant lui demanda de se rendre au pays des elfes mages, Elfinaël, dans la cité des archives, Inaëlle. Bjarn interloqué sur sa destination se retourna pour en savoir plus, mais l'étranger avait disparu.

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Chapitre II  (le Roman) posté le mercredi 03 février 2010 17:26

    

Le soleil se levait sur le petit village de Samman au pays Eldora, contrée des hommes sur le vieux continent de Kérala.

 

Firnelin attendait avec nervosité son apprenti car une commande express lui avait été ordonnée par le chef des troupes noires qui stationnaient dans le village. Grosse commande en effet car celle-ci, une épée, devait remplacer l'arme du commandant orc, Mézard chef du cinquième escadron du roi sorcier, celui de la horde des "faces vertes".

 

Vivement attendu le garçon, car l'impatience de Mézard et son éventuel goût pour la cervelle humaine; faisait trembler le pauvre forgeron qu'il était, et sans son étourdi apprenti le soufflet de la forge ne pouvait pas fonctionner tout seul.

 

Firnelin avait la soixantaine, les cheveux grisonnants, le visage rougeaud et crénelé par la vérole, les dents pourries par manque d'hygiène tout comme ses cheveux mi long, gras et ébouriffer. Veuf depuis que son épouse fut dévorer par un groupe de gobelins dans le petit bois de Crénelle tout prêt du village, le petit bonhomme s'était mit à la bouteille, noyant son chagrin.

 

Plusieurs minutes s'écoulèrent et notre bon vieux Firnelin le front moite et le cœur battant, vit au loin arriver les mains dans les poches et l'épi au bec, le jeune et insouciant Caddar.

 

Le jeune garçon pourtant était un brave gamin ne reculant pas devant une tâche qui pouvait être des plus pénible en cela Firnelin l’avait apprécier dès qu’il avait fait sa connaissance. Il avait demander aux parents du petit de prendre soin de lui et d’en faire un bon forgeron, pour ainsi le remplacer lorsque le moment serait venu.

 

- Ha te voilà! dit Firnelin, dépêche toi un peu, le commandant Mézard veut que l'on lui fasse une solide épée.

 

- Pour qu'il continu à massacrer des innocents ! Dit le jeune homme les sourcils froncés.

 

-Tu veux bien te taire ! Si jamais un orc ou une créature du roi sorcier t’a entendu nous seront tués, voir dévorer vivant. Tu sais, j'apprécie que tu prennes de l'assurance mais de là à mettre notre vie en danger, je trouve ça stupide de ta part. Maintenant tu viens et tu évites de nous faire remarquer.

 

Caddar vit qu'il avait été trop loin dans ses paroles. C'est vrai pensa t-il, même si j'ai connu l'occupation toute ma vie, même si courte soit-elle, (Il avait dix sept ans) je n'accepterais jamais de participer même indirectement au massacre des miens.

 

 

La forge était petite et ne comportait que le strict minimum, un foyer, une enclume, une pierre à aiguisée, une vieille table en chêne, quelques outils et bien sûr le fameux soufflet.

 

Pourtant le lieu n'était pas si propre que cela, des fers à cheval et quelques pots pleins de clous de toutes tailles étaient posé pêle-mêle sur cette vieille table, qui était recouverte d'une épaisse couche de crasse. De nombreuses bouteilles d'alcool vides et d'autres entamées gisaient sur le sol terreux.

 

Dans le coin gauche du bâtiment était installé une paillasse, lieu qu'affectionnait tout particulièrement Firnelin lors de sieste crapuleuse ou pour comme s'était souvent le cas, de cuver son vin.

 

Le travail pouvait enfin commencer, les deux hommes atteler dans le beau métier de la forge, transpiraient dans la chaleur insupportable et donnaient ainsi naissance à une épée qui deviendrait redoutable pour un grand nombre d’innocents.

 

Après un long combat entre le marteau et l’enclume, la paix se fit entendre, pour faire place au bruit de la pierre à aiguiser.

 

La face granuleuse de Firnelin se plissa d’une grimace des plus horribles par un sourire monstrueux de satisfaction, son regard quitta la lame de l’épée et se posa sur la face de son apprenti. Ce dernier amuser par la grimace de son maître cacha une envie de rire par un sourire et pour cacher sa moquerie, dit à celui-ci, que l’épée était très belle.

 

Le plaisir des deux hommes fut stoppé net par le galop d’un groupe de chevaux.

 

Firnelin sortit de la forge et s’arrêta sur le seuil. De même, quelques passants s’interrogèrent sur le groupe d’Orcs qui en composait l’équipage.

Six créatures vertes faisaient faces devant Firnelin qui avait remplacé son sourire par un visage plus sombre. Il reconnu parmi ces derniers le commandant Mézard.

 

 

Mézard était particulièrement obèse, vêtu d’une armure bosselée par de nombreux combats et rouiller par le nombre des années. Son visage cireux d’un vert sombre était couvert de cicatrices vestiges d’anciennes blessures, de même que le croc droit cassé de sa mâchoire inférieure. Ce visage horrible était couvert d’un casque de bronze vermoulu.

 

L’orc se retourna vers ses congénères et leur adressa un grognement, puis il descendit de sa monture. Son immense carrure se retrouva devant Firnelin et de ses petits yeux rouges bestiaux il dévisagea le vieil homme.

 

Firnelin se retourna sur Caddar qui se trouvait derrière son maître et lui demanda d’apporter l’épée encore chaude. Le gamin se pressa afin d’obéir à ce dernier mais aussi pour ne pas s’attirer les foudres de la bête qui leur faisait face.

 

Mézard prit l’épée en main, la soupesa, regarda la finition de cette dernière, fit quelques mouvements en fendant l’air, puis se retournant une nouvelle fois sur ses compagnons aussi laids que lui,  grommela de nouveau.

 

 

Un orc fit une grimace négative, ce dernier, borgne, répondit à son chef par un grognement aussi incompréhensible.

 

Mézard se retourna de nouveau sur Firnelin et lui adressa ces paroles dans un accent qui aurait fait rire dans une autre situation.

 

- Qui me prouve elle est solide ton épée ? Humain !

 

Firnelin ne put dire une parole afin de défendre son œuvre, car à l’instant même, cette dernière lui fendit le crâne. Caddar par la surprise de ce spectacle horrible et soudain, poussa un grand cris et chose folle de sa part il se rua sur le meurtrier de son maître. L'orc le repoussa sans effort comme un fétu de paille et envoya le jeune Caddar à terre.

 

Puis l’horrible orc eut un rire des plus démoniaque et remonta sur son cheval.

Caddar se releva pour s’agripper à la monture, mais ne vit pas le borgne dans son dos lui assénant un coup de massue derrière le crâne. Le gamin ferma les yeux et s’effondra de nouveau dans la poussière comme un pantin désarticuler. Les orcs pouffèrent de rire, l’un d’eux se pencha sur Caddar et lui envoya un horrible crachat sur la face qui baignait dans son sang, puis Mézard donna l’ordre à ses guerriers de partir.

 

Combien de temps avait-il rester inconscient?

 

Caddar ouvrit doucement les yeux, une douleur vive à la tête le fit grimacer. Il regarda autour de lui et reconnu l’endroit ou il avait été amener. Cette demeure toute en bois, très rustique, avec un mobilier très rudimentaire et une vieille cheminée noircie par la suie, n’était qu’autre que la maison de ses parents.

 

- Te voilà enfin réveiller, petit.

 

Une voix tonnante venait de rompre le silence auquel il était baigner depuis quelques minutes.

 

Il regarda l’homme qui se trouvait au fond de la pièce près de la porte d’entrée, assis sur une des chaises en bois. Ce dernier couvert par un long manteau, le regardait d’un air attentif tout en prenant une bouffé de tabac brun de sa pipe superbement sculptée.

Des volutes de fumée sorti de sa bouche avant de reprendre la parole.

 

- Tu n’as rien de grave, et ne t’en fais pas pour tes parents je leur ai demander d’attendre dehors le temps de te soigner. Malheureusement, ton maître n’a pas eu ta chance, il est allé rejoindre le sombre Ker et sa cité sombre de la mort.

 

- Qui êtes vous? Demanda le jeune Caddar.

 

Le sorcier se leva, prit le magnifique bâton sculpté de serpents et orner d’un gros rubis puis se dirigea auprès de Caddar et lui dit :

 

- Je viens de loin mon ami, je suis à la recherche d’un jeune garçon ayant une marque particulière sur le bras. Une marque représentant l’emblème du père des dieux, notre chère Bangkar. Un loup bleu turquoise hurlant à la lune. En te soignant j’ai remarqué que tu possédais cette marque sur ton épaule droite et donc que tu étais l’homme de ma recherche.

 

- Effectivement je possède cette marque depuis ma naissance.

 

- Le monde a besoin de toi, mon ami. Le père des pères à besoin de ton aide, il compte sur toi car ton destin est de sauver sa chère enfant auquel il affectionne un amour particulier. Ma parole est peut être une énigme pour toi, mais le temps viendra ou tout ce que je dirais te semblera limpide. Je te donne rendez-vous dans deux jours dans le royaume des elfes-mages d’Elfinaël, dans la belle cité des archives Inaëlle, près de la belle tour blanche.

 

Le jeune garçon ne put répondre, car dans une dernière volute de fumée, le sorcier avait disparut.

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Chapitre III  (le Roman) posté le mercredi 03 février 2010 17:26

Avant que l’aube n’annonce la prochaine apparition du soleil, le jeune Caddar avait quitter la maison de son enfance, laissant derrière lui une multitude de souvenirs bonnes mais aussi parfois désagréables.

 

Sa mère l’avait embrasser longuement tout en versant d’abondante larmes, et son père lui avait donner son glaive tout en lui recommandant d’être prudent puis les yeux mouillés par l’émotion, il l’avait quitter dans une chaleureuse étreinte.

 

Caddar avait jeté sur ses épaules un court manteau, puis avait accrocher à sa ceinture le glaive ranger dans son étui et en se retournant il leva la main en un signe d’adieu.

 

Il garda en mémoire le visage de sa mère rester malgré les années toujours aussi belle, ce dernier a peine marqué par le temps, les cheveux teints d’un colorant noir très priser par les femmes du vieux monde,  la rajeunissait de quelques années. Elle esquissa malgré le chagrin un sourire afin de le rassurer.

 

Le garçon regarda ensuite son père au doux visage fatigué par les ans, dont la barbe grisonnante laissait échapper un sourire d’encouragement. L’émotion le submergea, une boule se forma dans le haut de sa gorge. Il regardait cet homme robuste quoique petit par la taille et affubler d’un petit ventre rond, les cheveux poivre et sel se dégarnissant sur le haut du front, cet homme a qui il n’avait jamais exprimer tout l’amour qu’il lui portait, cet homme dont il savait qu’il ne reverrait jamais.

 

Le cœur lourd de chagrin, Caddar repris son chemin pour ne plus se retourner.

 

 

Pendant la plus grande partie du jour, Caddar chemina d’un pas souple les routes pavées emprunter par les nombreuses troupes noires dont le regard soupçonneur le dévisageait à son passage. Au fil du temps l’assurance qu’il avait mis dans sa marche se fit de moins en moins, le regard de quelques orcs, gobelins et autre satyres, avait réveiller en lui une crainte de plus en plus perceptible. Il dut se résoudre à faire une halte dans le petit bourg de Leistude.

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